Street marketing, marketing viral et tribal apparaissent comme des techniques totalement complémentaires, et difficilement dissociables dans le cadre d’une opération de marketing. Dans une société saturée par la communication publicitaire, le street marketing apparaît idéal. Cependant, cette technique, de plus en plus convoitée, risque à long et moyen terme de lasser à son tour les consommateurs. Comme c’est déjà le cas pour la communication média.

Prôné par les agences de communication comme étant le moyen de propagation incontournable, le street marketing risque de souffrir très rapidement d’un manque de crédibilité. Ainsi vidé de tout sens, il s’inscrirait alors comme un mouvement de mode révolu. Or le street marketing n’en n’est pas un : il a évolué et s’est adapté à un environnement mouvant.

L’homme sandwich n’est pas de la première jeunesse, et pourtant il foule encore les bitumes des grandes villes, non plus compressé entre deux énormes pancartes au message en lettrines peintes, mais costumé en NESQUIK ou en hôtesse au sourire éclatant. De fait, le street marketing n’est qu’un terme moderne pour nommer une pratique ancienne qui se réduisait autrefois à une technique de distribution de tracts à la sortie d’un parking.

Mais ce qui devrait sauver le street marketing de cette vulgarisation commerciale est sans doute son aspect éphémère, qui lui permet de toujours se renouveler et de ne jamais mettre en scène les mêmes acteurs, au même endroit.

 

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