Le street marketing, comme le marketing viral est séismique, sa maîtrise passe nécessairement par la définition et la connaissance d’un épicentre.

Le marketing de rue a pour but d’impliquer le récepteur du message dans le processus de communication. De fait, cibler le lieu de rencontre va permettre de tracer l’étendue que va prendre le champ d’action physique de l’opération de street marketing. Ainsi, tout comme le buzz qu’il provoque, le street marketing est un phénomène visqueux et tentaculaire, il s’étend et se fond au sein des tribus urbaines pour se propager. On sait où se situe son commencement, mais on connaît plus difficilement les limites de sa propagation.

Analyse du street marketing

On s’aperçoit alors qu’il est fondamental de le manager dès la naissance: là où tout commence, soit son épicentre.
Le marketing viral va commencer sa contamination (car c’est bien de cela dont il s’agit) à un point précis, choisi délibérément par le marketer. Ce point où l’opération de street marketing va prendre sa forme physique est nommé épicentre.

Le déterminer est primordial pour tenter de maximiser la distance de propagation du buzz depuis l’épicentre. Il s’agit donc de connaître le lieu rassemblant la plupart des individus appartenant à la même tribu.

La première phase, priontalre, dans la mise en œuvre d’un bon marketing est de dénicher » l’endroit branché du moment « , où se rassemblent les membres de la tribu ciblée.
Trouver cet endroit va permettre à la marque de se rapprocher des « reines « , autrement dit des Trend Setters qui vont Initier la propagation virale du message. Ici se trouvent les prémices de la réussite du buzz.

Localiser le quartier où l’action doit avoir lieu, en soi, n’est pas très difficile, mais déceler LE lieu de rassemblement nécessite une parfaite connaissance de la cible et des lieux qu’elle fréquente. Pour cela, une des stratégies est de mettre en place une veille permettant de cerner ces points de rassemblement.

La propagation du street marketing

La propagation de l’action de communication va ensuite suivre les mêmes principes que ceux du marketing viral. Dans un premier temps, ce sont les Trend Setters qui doivent être touchés par l’action marketing, puisque ce sont eux qui créent la tendance. Puis les Early Adopters, second maillon de la chaîne, susciteront l’envie aux Mass Adopters, autrement dit la Ruche
Dans le cas où ces relais successifs s’instaurent, l’adoption massive du produit est quasi envisageable. On peut d’ailleurs remarquer que les opérations de street marketing se propagent en étoile. En premier lieu relayés par les individus eux¬mêmes, puis les relations presse, et si le buzz autour de l’action marketing est important, il sera même possible d’en trouver des traces au sein de la toile virtuelle d’internet.
Dans le cadre d’un lancement, la marque doit prévoir, en complément de son opération de street marketing, d’autres moyens de communication qui serviront de relais. Ces moyens peuvent être plus classiques ou relever de l’undercover marketing.

Le but est d’entretenir le lien construit par l’opération de street marketing, car celui-ci s’inscrit dans l’éphémère. Si le relais de la communication est assuré, alors les Early Adopters(4) vont se réapproprier le message et vont relancer la propagation. Dans le cas contraire, la propagation prend fin.

 

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